Plaider pour la justice sexuelle et reproductive

20 July 2022

13:00 SAST

De plus en plus de cadre s’initie dans la sous-région Africaine, sur la thématique des Droits à la santé sexuelle et reproductive. L’on le note comme une avancée car il y a une décennie seulement en arrière, le fait même d’y penser aurait été été perçu comme sacrilège. Cela ne veut pas dire qu’aujourd’hui ces droits sont acquis pour les femmes. Bien au contraire, cela signifie que malgré l’évolution fulgurante du monde dans tous les domaines, la femme à notre ère se bat encore pour jouir des droits en matière de santé sexuelle et reproductive.  Par conséquent, c’est un besoin vital aujourd’hui d’en parler dans des cadres initiés à cet effet.

ISLA et WiLDAF co-organisent le 20 juillet 2020 à 10H30 pour lancer le Manuel du Contentieux sur l’article 14 du Protocole de Maputo en Afrique de l’Ouest Francophone

Le protocole de Maputo relatif à la charte des droits de l’homme et des peuples, elle-même relative aux droits des femmes en Afrique, bien qu’étant établi depuis plus de 15 ans, et clairement l’un des plus importants instruments juridiques relatif aux droits des femmes en Afrique, ne semble pas atteindre sa vitesse de croisière en termes d’application au niveau des différents Etats.

Le Contentieux qui a pris soin d’analyser chaque élément de cet Article 14, a donc largement aborder les deux points essentiels qui le compose, à savoir :

  • Les États parties veillent à ce que le droit à la santé des femmes, y compris la santé sexuelle et génésique, soit respecté et promu. Cela comprend: le droit de contrôler leur fertilité, Le droit de décider d’avoir des enfants, du nombre d’enfants et de l’espacement des naissances, le droit de choisir toute méthode de contraception, le droit à l’autoprotection et à la protection contre les IST, y compris le VIH/sida, le droit d’être informé sur son état de santé et sur l’état de santé de son partenaire, en particulier s’il est atteint d’une IST, y compris le VIH/sida, conformément aux normes et aux meilleures pratiques reconnues au niveau international, le droit de bénéficier d’une éducation en matière de planification familiale.
  • Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour : fournir des services de santé adéquats, abordables et accessibles, y compris des programmes d’information, d’éducation et de communication à l’intention des femmes, notamment celles des zones rurales, mettre en place et renforcer les services de santé et de nutrition prénataux, d’accouchement et postnataux existants pour les femmes pendant la grossesse et l’allaitement, protéger les droits reproductifs des femmes en autorisant l’avortement médicalisé en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la poursuite de la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus.

Autant d’aspects qui méritent évidemment toute l’attention de ceux et celles qui ont le pouvoir de prendre des décisions qui pourraient changer radicalement l’accès des filles et femmes à leur droits sexuels. Plus encore de ceux et celles qui ont ce pouvoir d’alerter les premiers que cela doit être fait.

Le droit de vivre librement sa sexualité, de ne pas être victime de violence ou même de discrimination de Genre … Que des besoins à la base ‘’JUSTE’’…

Nous ne pouvons plus laisser ces espaces inoccupés. C’est déjà une avancée que des espaces féministes puissent exister sur notre continent grâce à l’engagement et la bonne volonté.  

Inscrivez-vous ici pour le webinaire du 20 juillet , coorganiser par WiLDAF et ISLA sur le Contentieux sur l’article 14 du protocole de Maputo. Le webinaire nous donne l’occasion d’explorer le contentieux stratégique féministe sur l’article 14 en Afrique de l’Ouest francophone.

En attendant de s’y retrouver, C’est mon Corps, c’est mon choix, c’est ma vie …

 

Elsa M’béna BA est Web Activiste Féministe

https://lesnegressesfeministes.wordpress.com/

 

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