Reflections on the Webinar: The No-Fault Divorce and the Right to Family Life in Africa
On 12 September 2025, ISLA hosted a webinar on “The No-Fault Divorce and the Right to Family Life in Africa: A Conversation about the High Court of Kenya Judgment in Coppler Attorneys’ and Another v Attorney General of the Republic of Kenya and Another”. The webinar brought together practitioners, judicial officers, social justice activists and over 100 people participated online from across Africa and beyond.
The webinar critically examined the implications of a fault-based divorce regimes across the continent, with a particular focus on their disproportionate impact on women’s socio-economic rights. The discussion focused on how the fault-based divorce law that originated from the English law through colonialism in Africa has had a disproportionate effect on women especially in the distribution of matrimonial property at divorce. The CEDAW Committee in General Comment No. 29 found that there are some legal systems make a direct link between grounds for divorce and financial consequences of dissolution of marriage particularly where in some African legal systems, financial support is not awarded to wives against whom fault for the dissolution of marriage has been established or for a wife, who is usually financially dependent on her spouse. CEDAW further recognizes that women bear a greater cost at the breakdown of the marriage and will be hesitant to file for a divorce especially if it will result in the financial degradation.
The webinar highlighted how fault-based regimes often prolong proceedings unnecessarily, even in cases where both parties are in agreement that the marriage has broken down irretrievably. One of our panellists, a family law practitioner explained how parties often feel compelled to attribute fault to one another simply to satisfy the law, creating additional hostility and emotional strain.
By contrast, it was highlighted that a no-fault divorce systems provide a more dignified and efficient legal pathway, recognising the reality of marital breakdown without resorting to adversarial blame. Importantly, participants noted that there is no evidence from jurisdictions with no-fault divorce laws that such systems lead to a “casualisation” of divorce. Rather, these frameworks are designed to reduce conflict, safeguard dignity, and protect the rights of women and children by simplifying the divorce process.
The webinar also explored the often-contested question of what it really means to have the right to form a family in the African context. Panellists reminded us that a family does not end when a marriage ends. Where children are involved, parents remain connected as a family even after divorce hence the need for the law to ease the process of divorce to enable parties continue engaging with each other following dissolution of marriage without resentment.
What came through clearly in the discussions is that a no-fault divorce reform is not about breaking down families but about creating just laws that respect choice and lived realities of most couples in Africa. It is about aligning legal frameworks with constitutional values of human rights, gender equality, and autonomy. The insights shared by our speakers and participants underscored that reforming divorce laws is a vital step toward advancing women’s socio-economic rights and ensuring that family law reflects how families in Africa actually live today.
We extend our sincere gratitude to our panellists, participants, and partners for contributing to such a substantive and thought-provoking discussion.
Réflexions sur le webinaire : Le divorce sans faute et le droit à la vie familiale en Afrique
Le 12 septembre 2025, l’ISLA a organisé un webinaire intitulé « Le divorce sans faute et le droit à la vie familiale en Afrique : une conversation sur l’arrêt de la Haute Cour du Kenya dans l’affaire Coppler Attorneys’ and Another v Attorney General of the Republic of Kenya and Another ». Le webinaire a réuni des praticiens, des magistrats, des militants pour la justice sociale et plus de 100 personnes qui ont participé en ligne depuis toute l’Afrique et au-delà.
Le webinaire a examiné de manière critique les implications des régimes de divorce pour faute à travers le continent, en mettant particulièrement l’accent sur leur impact disproportionné sur les droits socio-économiques des femmes. La discussion a porté sur la manière dont la loi sur le divorce pour faute, issue du droit anglais et introduite en Afrique par le colonialisme, a eu un effet disproportionné sur les femmes, en particulier dans le partage des biens matrimoniaux lors du divorce. Dans son observation générale n° 29, le Comité CEDAW a constaté que certains systèmes juridiques établissent un lien direct entre les motifs de divorce et les conséquences financières de la dissolution du mariage, en particulier dans certains systèmes juridiques africains où aucune aide financière n’est accordée aux épouses dont la faute dans la dissolution du mariage a été établie ou aux épouses qui sont généralement financièrement dépendantes de leur conjoint. La CEDAW reconnaît en outre que les femmes supportent un coût plus élevé en cas de rupture du mariage et hésiteront à demander le divorce, en particulier si cela entraîne une dégradation de leur situation financière.
Le webinaire a mis en évidence la manière dont les régimes fondés sur la faute prolongent souvent inutilement les procédures, même dans les cas où les deux parties s’accordent à dire que le mariage est irrémédiablement rompu. L’un de nos panélistes, un praticien du droit de la famille, a expliqué comment les parties se sentent souvent obligées de s’attribuer mutuellement la faute simplement pour satisfaire la loi, ce qui crée une hostilité et une tension émotionnelle supplémentaires.
En revanche, il a été souligné que les systèmes de divorce sans faute offrent une voie juridique plus digne et plus efficace, reconnaissant la réalité de la rupture du mariage sans recourir à des accusations contradictoires. Il est important de noter que les participants ont fait remarquer qu’il n’existe aucune preuve, dans les juridictions dotées de lois sur le divorce sans faute, que ces systèmes conduisent à une « banalisation » du divorce. Au contraire, ces cadres sont conçus pour réduire les conflits, préserver la dignité et protéger les droits des femmes et des enfants en simplifiant la procédure de divorce.
Le webinaire a également abordé la question souvent controversée de la signification réelle du droit de fonder une famille dans le contexte africain. Les intervenants ont rappelé qu’une famille ne prend pas fin avec la fin d’un mariage. Lorsque des enfants sont concernés, les parents restent liés en tant que famille même après le divorce, d’où la nécessité pour la loi de faciliter le processus de divorce afin de permettre aux parties de continuer à entretenir des relations sans ressentiment après la dissolution du mariage.
Il est clairement ressorti des discussions qu’une réforme du divorce sans faute ne vise pas à briser les familles, mais à créer des lois justes qui respectent les choix et les réalités vécues par la plupart des couples en Afrique. Il s’agit d’aligner les cadres juridiques sur les valeurs constitutionnelles des droits humains, de l’égalité des sexes et de l’autonomie. Les réflexions partagées par nos intervenants et participants ont souligné que la réforme des lois sur le divorce est une étape essentielle pour faire progresser les droits socio-économiques des femmes et garantir que le droit de la famille reflète la réalité actuelle des familles en Afrique.
Nous exprimons notre sincère gratitude à nos panélistes, participants et partenaires pour avoir contribué à cette discussion riche et stimulante.